Interview Antoine : ramasseur de balles à Roland-Garros

Notre stadiste, Antoine, est rentré la semaine dernière à Toulouse après avoir officié trois semaines en tant que ramasseur de balles à Roland Garros ! 🎾

Il nous a raconté sa fabuleuse expérience ! Découvrez son interview : 

Comment se sont passées ces 3 semaines ? 

J’ai adoré ramasser sur des grands cours, les trois semaines ont été un petit peu longues, mais chaque match que j’ai fait j’ai pris plaisir à les ramasser. Le réveil tous les matins était assez dur, surtout le lendemain d’une grande journée de ramassage.

Quel est ton meilleur souvenir ?

Mon meilleur souvenir, c’était quand j’étais sur le cours Suzanne Lenglen quand j’ai ramassé pour Hugo Gaston, Swiatek, Tsitsipas et Badosa en une journée. J’étais dans une équipe avec de super personnes où j’ai beaucoup rigolé.

Nous avons commencé la journée à 9h45 et nous l’avons finie à 21 h. C’était vraiment la meilleure journée que j’ai pu passer sur ces trois semaines.

Aussi, j’ai eu la chance de ramasser pour Auger Aliassime sur les premiers tours du tableau final. C’était très impressionnant à regarder – la vitesse de jeu –  il m’a beaucoup impressionné.

J’ai aussi ramassé deux fois pour Tsitsipas, une fois sur le Chatrier et une fois sur le Lenglen. Pareil pour Świątek deux fois aussi.

As-tu pu rencontrer des joueurs ?

Nous n’avions pas le droit d’avoir des interactions en dehors du cours avec  tous les joueurs, ni de prendre des photos, ni de demander des autographes. Téléphone interdit 🚫

As-tu une anecdote à nous raconter ?

Je n’ai pas vraiment d’anecdote. Juste, le match d’Hugo Gaston sur le Lenglen, j’étais au filet et j’ai rattrapé une balle à la volée et le public m’a applaudi.

 

Qu’est-ce qui t’a particulièrement plu ?

J’ai aimé être sur le terrain Philippe Chatrier. Il y a une ambiance spéciale, j’ai aussi adoré  faire de nouvelles connaissances. Chaque jour, nous étions dans un nouveau groupe et cela m’a fait rencontrer de nombreuses personnes.

 

Décris-nous ton quotidien ?

J’ai adoré mon quotidien, je me levais à 7h30 quand j’étais convoqué à 9h45 et j’avais environ une heure de bus pour aller au stade. J’arrivai pour faire le réveil du stade vers 10 heures (la chanson des ballos) ensuite  à 11h, nous commencions les matchs et nous allions manger après notre première rotation. Ensuite, nous ramassions jusqu’à 15h30. À 16h, l’équipe de l’après-midi venez nous remplacer ou non sur le cours.

Puis à 15h30, je rentrais chez moi pour me reposer.

Quand je commençais à 14h30 pour remplacer les équipes du matin,  je ramassais  jusqu’à ce que tous les matchs soient finis sur le terrain, cela pouvait finir très très tard.

Par contre, quand nous sommes sur les trois plus grands cours, nous ne nous faisions pas remplacer de la journée. C’est journée continue. Et c’est épuisant.