La Dépêche / Léolia Jeanjean dans la cour des grandes

Bénéficiaire d’une invitation, la joueuse du Stade Toulousain connaîtra ce soir son adversaire du 1er tour. 

« Sincèrement, peu importe qui je vais retrouver de l’autre côté du filet. Le plus important est de rester concentrée sur moi-même. Après, bien évidemment, jouer sur le Central, ce serait juste énorme (rire). » Une première en Grand Chelem, c’est forcément une étape qui compte dans une carrière. « Roland- Garros, cela a toujours été un rêve. Je me souviens quand j’étais petite, je regardais les matches à la télévision avec mes parents. J’y ai également disputé des championnats de France dans les catégories de jeunes. Sans oublier mon passage au CNE (Centre national d’entraînement) que j’ai quitté à l’âge de 14 ans », explique Léolia Jeanjean (26 ans, 225e mondiale), licenciée au Stade Toulousain, qui connaîtra ce soir (tirage au sort à partir de 19 heures) sa rivale du 1er tour dans le tableau final.

Wimbledon et l’US Open dans le viseur

Comment se retrouve-t-elle dans la cour des grandes ? La Stadiste a remporté la « Race France », mise en place par la FFT. Un résultat synonyme d’une invitation pour le tableau principal de la Porte d’Auteuil. « J’étais classée 15e avant de disputer le tournoi ITF de Croissy- Beaubourg fin mars. À ce moment-là, je dois admettre que je ne croyais plus trop en mes chances de terminer en tête de cette Race. À l’arrivée, j’ai été finaliste à Croissy. Du coup, cela m’a clairement reboostée. Et deux semaines plus tard, j’ai remporté le tournoi ITF de Calvi, le deuxième de ma carrière », résume la Toulousaine, qui reste sur un forfait, la semaine passée, au 2e tour des qualifications de Saint-Gaudens (ITF, 60 000 $) en raison d’une douleur à l’épaule droite.

Quel que soit son verdict à Roland- Garros, Léolia se projette déjà sur la possibilité d’intégrer les « qualifs » de Wimbledon et de l’US Open. « Wait and see ! »